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Enquête cheptel caprin 2016 : le cheptel se stabilise en Guadeloupe

Le déclin de la filière caprine semble toucher à sa fin. Après 6 années de baisse du cheptel contrôlé, celui ci semble se stabiliser.

L’évolution a été faible en nombre de têtes entre l’année 2010 (recensement agricole) et l’année 2011 (première enquête cheptel). La décroissance s’accentue régulièrement entre 2011 et 2015 (13% en moyenne) plus marquée entre les années 2014 et 2015 (-21%).
Le nombre de têtes se stabilise entre 2015 et 2016 à 8 900 têtes.

Cheptel caprin depuis 2010
Données 2010 : source recensement agricole 2010
Autres années : source enquête cheptel

L’évolution des exploitations caprines a suivi le même rythme que le cheptel. Le nombre des exploitations a décru entre 2011 et 2015 de 14% en moyenne (la plus forte baisse a été de 18% entre 2014 et 2015). Ce nombre s’est ensuite stabilisé entre 2015 et 2016 à 500 exploitations. En six ans, la moitié des exploitations caprines a disparu.

Cette filière souffre habituellement d’un manque de structuration fortement lié aux habitudes culturelles (circuits courts, abattages non contrôlés, fêtes religieuses, …).

Le taux de couverture en frais est, en 2016, de 29 %. Son augmentation est surtout due à la baisse des importations entre 2015 et 2016 (-38%). Ce taux de couverture est sans doute loin de la réalité quand on sait que l’abattage non contrôlé représente une grande part de la production locale.

Le marché est fortement demandeur et propose des débouchés aux éleveurs en filière organisée.

Réparition caprins Guadeloupe
Source : DAAF SISE - Pôle SIG

Pour en savoir plus ...

L’évolution conjoncturelle des marchés agricoles incite les pouvoirs publics, comme les organisations professionnelles, à entretenir une connaissance fine des marchés. Parmi les outils qui participent à cette connaissance figurent les statistiques sur le cheptel caprin.

Une enquête s’est déroulée au mois de novembre 2016. Elle est organisée par le service statistique du Ministère en charge de l’agriculture et ses services en Région, sur tout le territoire national y compris dans les DOM. Elle doit permettre de dénombrer le cheptel caprin au 1er novembre de l’année.

L’enquête est réalisée par téléphone, sur un échantillon d’exploitations ayant un effectif caprin supérieur ou égal à 10 caprins ou une capacité en chevreaux à l’engraissement supérieure ou égale à 100 places au Recensement agricole 2010.

En Guadeloupe, l’enquête concerne 27 exploitations.

Tableau nombre de têtes

Tableau nombre d'exploitation

FLASH INFO

Prime aux petits ruminants (PPR)
La PPR est une aide directe aux éleveurs. L’éleveur détenant sur son exploitation des petits ruminants (ovins et caprins) peut bénéficier a sa demande de la « prime aux petits ruminants » (PPR).

Cette aide est réservée aux éleveurs détenant au moins 10 brebis et/ou chèvres, c’est à dire aux exploitants pour lesquels la production ovine et/ou caprine constitue une activité professionnelle ou au moins semi-professionnelle.

Aux fins de cette prime, on entend par petits ruminants :

  • D’une part, les brebis, c’est-a-dire toute femelle de l’espèce ovine ayant mis bas au moins une fois ou âgée d’un an au moins ;
  • D’autre part, les chèvres, c’est-a-dire toute femelle de l’espèce caprine ayant mis bas au moins une fois ou âgée d’un an au moins.

Le montant unitaire de l’aide est fixe à 34 € par animal admissible.

Pour plus d’informations, les éleveurs intéressés peuvent contacter l’EDE (Chambre d’agriculture 05 90 25 17 17) ou la Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DAAF) au numéro suivant : 05 90 99 09 37.

Aide POSEI : Avec comme objectif de protéger le revenu de l’éleveur face aux aléas du marché, le POSEI verse des aides aux groupements (10€/kg pour les caprins). Ces aides sont en partie reversées aux membres du groupement producteur.

Télécharger le document Enquete cheptel 2016 (format pdf - 471.7 ko - 20/04/2017)
Télécharger fichier résultat de l’enquête 2016 au format openoffice Rescap16 (format ods - 134.5 ko - 27/04/2017)